Les salaires en hausse en 2023 au Québec

La rareté de main-d’oeuvre et une inflation hors du commun ont entraîné une forte hausse des salaire depuis les dernières années. Or, les budgets des organisations sont limités, et cette même inflation réduit encore plus la marge de manoeuvre. Que faire avec les demandes d’augmentation salariale ?

Hausse salaire minimum remuneration


La pénurie de main-d’œuvre a entraîné une hausse visible des salaires depuis quelques années. À ce phénomène prévisible depuis au moins 20 ans, s’ajoute maintenant la hausse importante de l’inflation, telle qu’on ne l’avait pas vue depuis les années 80 !

Voici d’abord ce qui influence cette hausse et dans quelle mesure elle pourrait vous toucher. En 2e partie, nous verrons comment optimiser les salaires pour réduire les impacts de cette hausse.


Hausse du salaire minimum de 1$ l’heure

Le salaire minimum québécois sera haussé de 1$ l’heure à 15,25 le 1er mai 2023. Si la hausse paraît élevée, elle reflète simplement l’inflation avec une augmentation de 7 %.

Plusieurs employeurs ayant une échelle salariale basée ou influencée par le salaire minimum, ils devront augmenter les autres employés en conséquence. Les personnes occupant des postes à des salaires approchant les 15,25 $ pourraient également demander une augmentation pour conserver le même écart.


La pénurie fait les manchettes

D’abord, on parle très souvent de l’inflation et de la pénurie de main d’oeuvre aux nouvelles, les gens connaissent tous des personnes qui ont «amélioré leur sort» dans leur entourage et les postes affichés mettent souvent en valeur les salaires et avantages. Dans ce contexte, on se sent plus à l’aise de demander une importante augmentation salariale à son employeur.

Ensuite, la pandémie a amené toutes sortes d’effets qui influencent la pénurie. Certains secteurs ont mis à pied une grande partie des effectifs durant la pandémie. Ces personnes sont allées travailler ailleurs et ne sont maintenant plus disponibles dans l’ancien secteur. Par exemple dans la restauration au Québec, plus de 52 000 personnes ont dit avoir quitté définitivement le domaine.

D’autres secteurs ont offert des «primes COVID», par exemple en santé et en commerce de détail. Les employé·es qui les recevaient ne souhaitent évidemment pas revenir en arrière.


La rareté est là pour rester, inflation ou pas

L’économie va très bien malgré l’inflation, le nombre de travailleurs et travailleuses disponibles augmente moins vite la création de nouveaux postes et les remplacements de retraite combinés. Pour ces départs à la retraite, pour 10 personnes quittant le milieu de l’emploi, seulement 8 personne y entrent… Il y a vingt ans, c’était 13 personnes !


Hausse prévue de 4% ou plus pour 2023

Finalement, avec une inflation de plus de 10 % pour 2021 et 2022 (soit 3,8 % en 2021 et 6,7 % en 2022), les salarié·es voient très clairement leur pouvoir d’achat diminuer fortement.

Pour toutes ces raison, vos équipes auront des attentes plus élevées en 2023.

Nous verrons dans un prochain texte des moyens concrets de réduire les impacts des augmentations à prévoir.

Comment peut-on vous aider?

Nous offrons des services pour optimiser la rémunération. En complément, nous travaillons sur les façons de favoriser la fidélisation (rétention), ce qui est un bon investissement vu qu’une grande partie de la fidélisation n’est pas influencée par la rémunération.