Apprendre à dire NON !

J’ai publié récemment deux textes sur «Comment être plus productif au travail» :

En les écrivant, j’ai réalisé qu’un des plus grands défis de la productivité était d’apprendre à dire non. Voyez en première partie 16 trucs et réflexions pour nous y aider. Et je dis «nous» parce que oui, moi aussi je trouve ça exigeant de dire NON !

Dire non réfléchir décider


Voyons donc 16 réflexions et réponses pour vous aider à refuser, empêcher, reporter, contester, décliner ou s’abstenir… Bref, pour apprendre à dire NON !

1. Pourquoi c’est difficile

D’abord clarifions pourquoi il est réellement difficile de dire non au départ. Avez-vous déjà entendu l’expression «Terrible 2» ? Celle-ci désigne la période où l’enfant de 2 ans se met à dire non en toute situation… Et le «terrible» montre bien à quel point on trouve pénible de se faire dire non. Résultat, l’enfant apprend très vite que dire non est rarement bien vu !

Résumons :

  • Dire non joue avec des sentiments profonds appris dès l’enfance. C’est même une base de notre identité personnelle : la plupart d’entre nous voulons nous sentir utiles, être perçus comme des personnes agréables, dignes de confiance, compétentes… C’est donc normal que le «non» soit parfois très difficile à exprimer.
  • Pour cette même raison, apprendre à dire non est le plus souvent un processus à long terme. Le terme le dit : apprendre à dire non…
  • L’éducation reçue, le contexte ou les types de relations font qu’il est plus ou moins facile de dire non. Imaginez une patronne appréciée, un proche qui a besoin d’aide, une collègue exigeante.
  • Nous-mêmes, nous comptons très souvent sur les autres pour qu’ils disent oui !
  • Le but ici n’est pas de pouvoir dire non pour dire non, plutôt de pouvoir le faire lorsque ça compte…


2. Dire réellement non

Un des premiers défis est de dire réellement non. Trop souvent, on ne répond rien, on dit oui ou peut-être, et on s’étonne que la personne n’ait pas compris par elle-même que ça ne nous tente pas, qu’on n’a pas vraiment le temps, etc.

Résultats ? On procrastine, on cherche un prétexte ou une façon d’y échapper. Pire, on peut en venir à en vouloir à quelqu’un – soi-même ou l’autre… Donc, il faut simplement commencer tout simplement par dire :

  • Non.
  • Non, désolé.
  • Non, une prochaine fois peut-être.


3. Faire simple et court

Le second c’est d’apprendre à dire non rapidement et sans se justifier. On a malheureusement tendance à réduire notre malaise en se justifiant. On donne trop de détails, on se sent coupable ou on devient désagréable. Respirons un bon coup et disons simplement…

  • Non, ce n’est pas possible, désolée.
  • Je ne pourrai pas, j’ai déjà quelque chose de prévu.

Et c’est tout ? Oui ! Et ça fonctionne bien parce que la personne s’attend au malaise, aux explications. Sans ces informations (non verbales et verbales), la personne aura plus de difficulté à jouer sur vos sentiments ou contrer vos arguments. Si elle insiste malgré tout, c’est elle qui sera désagréable ou impolie, ce qui aide normalement à maintenir votre refus !

Et si la personne insiste quand même pour en savoir plus ?

  • Je suis curieuse, pourquoi est-ce que tu veux savoir ça ?
  • Désolée, il s’agit de ma vie privée.
  • Je n’ai pas le temps d’entrer dans les détails – et sauvez-vous !


4. Prenez du recul

Certaines personnes jouent sur le sentiment d’urgence pour obtenir votre réponse positive ou accélérer votre décision.

  • Dites que vous avez besoin d’un court délai pour y penser.
  • Ensuite pensez aux impacts pour vous et pour la personne qui vous demande quelque chose. Ça permet de mieux réfléchir, de voir s’il y a un déséquilibre en notre défaveur. 
  • Au besoin, cherchez un peu plus d’info avant de répondre.

La semaine prochaine, voyez 30 trucs et exemples pour des situations plus complexes. Entre autres, comment refuser sans dire non !


Pour aller plus loin…

Comment apprendre à dire non – Wikihow