Recrutement difficile : non ce n’est pas la faute de la PCU !
Avec la rareté de main d’oeuvre, ce n’est plus tant l’employeur qui choisit un candidat, que le candidat qui « magasine » un employeur… On entend aussi souvent des opinions comme quoi les gens en demandent trop ou qu’ils préfèrent rester sur la PCU. En ces temps de recrutement difficile, à qui la faute ?
La faute à la PCU ?
Commençons par ce programme, qui a le dos très très large dans la pénurie de main d’oeuvre et les difficultés de recrutement. Trop large : la rareté de main d’oeuvre était déjà bien présente au Québec en février 2020. Voyez ici pourquoi : soit une croissance des emplois qui va à contre-courant de la démographie vieillissante.
Bien sûr la PCU, devenue PCRE, n’a probablement pas aidé dans certains secteurs. En même temps, au final, elle a eu moins d’effet que les départs des personnes qui craignaient d’attraper la COVID-19 au travail. On peut également penser que plusieurs n’étaient pas en mesure de faire le travail pour des raisons de soutien familial.
Les gens ne veulent plus travailler !
On devrait toujours ajouter à cette phrase « … dans les conditions offertes dans mon entreprise ». Qui travaillerait la fin de semaine, au froid ou pour un salaire plus bas que la moyenne si on a le choix ? Très peu ! Sans compter que les parents aident financièrement leurs jeunes plus longtemps que dans les générations précédentes. Rappelons que les étudiants occupent traditionnellement plus d’emplois moins bien rémunérés que les autres.
Les gens en demandent trop…
Une personne qui voit un grand nombre d’offres d’emploi dans son domaine, ou qui a été sollicitée plusieurs fois sur LinkedIn, sera probablement moins gênée de demander plus. Avez-vous été voir les offres d’emploi de postes similaires récemment ? Peut-être que les conditions ont changé et les salaires augmenté plus que vous pensiez…
Passer du mode Achat au mode Vente…
Imaginez la scène : vous souhaitez acheter une nouvelle automobile. Durant votre tournée, un des vendeurs se plaint abondamment que le client moyen devient trop difficile et que les concessionnaires ouverts en soirée sont une plaie… Ce serait une très bonne raison de ne PAS achetez avec lui ! Prendriez le temps de lui expliquer pourquoi vous allez voir ailleurs ?
La même chose est en train de se produire avec les employeurs. Après des années de « facilité », on doit passer du rôle d’ACHETEUR de candidatures à celui de VENDEUR d’emplois. Se plaindre des candidats ou de leur absence va seulement ralentir les changements nécessaires pour s’adapter à cette nouvelle réalité. Ou au contraire, on peut saisir l’occasion d’améliorer nos pratiques pour devenir un employeur attractif.
Aide pour faciliter le recrutement
Vous aussi vous trouvez que recruter est difficile ? Voyez nos services pour faciliter votre recrutement, identifier de nouvelles sources de candidats, améliorer votre expérience candidat, etc. La plupart de ces services sont admissibles à une subvention de Services Québec.